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« Je n’ai pas pu venir à cause de mon contrôle judiciare »

 

« Une politique de criminalisation et de répression systémique s’abat sur les opposant.es au projet CIGEO à Bure, depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 27 interdictions de territoire. Plus de 60 procès. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour « association de malfaiteurs« . Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant.es de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.» (en savoir plus ici ou ici )

Par cette silhouette que nous tenons à amener et à présenter à chacune de nos conférences, nous voulons montrer le visage de toutes les personnes qui n’ont pas pu être là, soit parce-qu’elles sont interdites de territoire, soit parce-qu’elles n’ont pas le droit d’entrer en communication avec l’une des personnes présente à la conférence.

En plus de rendre difficile la lutte contre le projet CIGEO (nous ne pouvons plus communiquer entre nous ou nous retrouver ensemble lors de réunions), les contrôles judiciaires écrasent et fragmentent des vies : nous ne sommes pas seulement des militant.es qui luttent ensemble, nous sommes aussi pour la plupart ami.es et voisin.es, et si tel n’est pas le cas, nous sommes par essence des êtres libres en droit.

C’est pourquoi nous n’arrêterons jamais de dénoncer ce dispositif injuste et liberticide, au début de chacune de nos conférences mais aussi au-delà.